Archives de septembre, 2011

Six Feet Under – Bizarreries

L’inauguration d’une nouvelle série de photographies dont la prise de vue a lieu dans des cimetières.

Rien d’irrespectueux là-dedans, il s’agit avant tout de traquer les petits détails incongrus, les sculptures, les lieux qui m’émeuvent.

 

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Les Terrritoires de l’Art Modeste – M.I.A.M., Sète, du 27 novembre 2010 au 2 octobre 2011

Le long d’un des quais de Sète se situe le Musée International des Arts Modestes, et je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en y allant…

Au bout d’un couloir, j’ai découvert un grand espace aux murs noirs, une hauteur sous plafond immense, des étages et des passerelles; Une architecture un peu incongrue, tout comme la collection qui l’habite. Ce ne pourrait être qu’un grand ramassis d’objets hétéroclites, et pourtant, la fascination s’empare très vite du spectateur. Son regard est happé par ces dizaines de milliers d’objets, ces rouleaux de papier toilette qui créent une ville, ces morceaux de bois taillés, ces mouchoiirs sur lesquels des prisonniers latinos ont dessinés, et avec dextérité en plus…

L’endroit est peu conventionnel, les oeuvres qui s’y trouvent tout autant.

Pour une fois, il est assez agréable de ne pas trop se questionner sur le statut de l’œuvre d’art, mais plutôt de se laisser embarquer avec le sourire dans ces univers peu courants.

Musée International des Arts Modestes – site officiel

Les Territoires de l’Art Modeste – Dossier de Presse


…Philippe Ramette… – C.R.A.C., Sète, du 8 juillet au 2 octobre 2011

Depuis le 8 juillet,

Philippe Ramette expose certaines de ses œuvres au C.R.A.C. Languedoc-Roussillon, à Sète.

Et ce jusqu’au 2 octobre…

Autant dire qu’il était temps que je me rende sur place pour voir ça de mes propres yeux ! J’apprécie énormément le travail de cet artiste, dont certaines des interrogations sont proches des miennes.

Je n’ai pas été déçue. Une scénographie très simple, très épurée, surtout très soignée. Comme toujours avec Philippe Ramette, rien n’est laissé au hasard, pas même le parcours, le sens de la visite,  le moindre détail a sa raison d’être.

L’exposition fait la part belle aux sculptures de l’artiste. Des anciennes, mais pas trop, des mythiques, des nouvelles. Toujours ce jeu avec les mots, cet humour décalé, cette douce conception de l’absurde. Le rôle du spectateur-voyeur est parfois inversé, la sculpture devient un immense comprimé pharmaceutique sécable, questionnant doublement notre société dans son rapport à la santé, et dans la pérennité qu’elle accorde aux œuvres.

La collaboration de Philippe Ramette avec Denis Savary, lui aussi représenté par la Galerie Xippas, jalonne toute l’exposition en l’accompagnant sonorement.

J’ai eu le droit de prendre des photographies de toutes les œuvres de l’exposition, mais ne pouvant les diffuser, je vous renvois directement au site du C.R.A.C.